Examinons, à partir de plusieurs contributions, comment il est possible de valoriser son système d'information et in fine, de définir des moyens pour contribuer à créer de la valeur à l'entreprise à travers le SI.
LA CONTRIBUTION DU CIGREF ET DE McKINSEY & COMPANY FRANCE
Le CIGREF et McKinsey & Company France livrent une analyse qui décrit la notion de création de valeur par les Systèmes d'information et les conditions qui permettent de la favoriser, à partir des meilleures pratiques observées dans les grandes entreprises françaises et internationales. Au delà de la valeur patrimoniale des investissements (logiciels, matériels et savoir-faire des équipes informatiques), les auteurs de l'étude mettent l'accent sur la valeur d'usage, comme facteur prépondérant qui influe sur la performance de l'entreprise. Cette valeur d'usage prenant des formes diverses selon les entreprises, la fonction, les priorités Métiers de ces dernières : transformation, excellence opérationnelle, innovation, gestion de la relation client, conformité réglementaire. Cette valeur d'usage sera dès lors quantifiée au travers des indicateurs Métiers de l'entreprise. Les leviers traditionnels de la DSI que sont l'urbanisme, la politique industrielle, l'excellence des processus de développement et d'exploitation, sont nécessaires mais ils permettent d'agir exclusivement sur la valeur patrimoniale des SI.
Les leviers traditionnels de la DSI que sont l'urbanisme, la politique industrielle, l'excellence des processus de développement et d'exploitation, sont nécessaires mais ils permettent d'agir exclusivement sur la valeur patrimoniale des SI.
Priorité à la valeur d'usage des SI
La valeur du SI pour les métiers ne réside pas seulement dans les systèmes en tant que tels. C'est dans leur valeur d'usage que les SI libèrent leur véritable poten­tiel. Étroitement liée aux priorités Métiers de chaque entreprise, cette valeur se mesure exclusivement au travers d'indicateurs Métiers. En d'autres termes, dans les entreprises qui parviennent aux meilleures pratiques, les indicateurs SI ne reflètent qu'une part marginale de la performance réelle de la fonction SI, dont la véritable empreinte se lit dans les gains de productivité ou les bilans commerciaux.
Les auteurs soulignent également, comme second facteur déterminant, le degré de maturité de la relation entre la Direction des Systèmes d'information, la Direction Générale et les Directions Métiers.